<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Echos économiques Archives - adn politics</title>
	<atom:link href="https://adnpolitics.com/category/politique/echos-economiques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://adnpolitics.com/category/politique/echos-economiques/</link>
	<description>Plateforme d'analyse politique ivoirien</description>
	<lastBuildDate>Wed, 15 Jul 2026 13:50:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.11</generator>

<image>
	<url>https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/11/logo-adn-100x100.jpg</url>
	<title>Echos économiques Archives - adn politics</title>
	<link>https://adnpolitics.com/category/politique/echos-economiques/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">247747342</site>	<item>
		<title>GOUVERNANCE BOTSWANA : LA FIN DE L’EXCEPTIONNALISME</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2026/07/15/gouvernance-botswana-la-fin-de-lexceptionnalisme/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2026/07/15/gouvernance-botswana-la-fin-de-lexceptionnalisme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 13:50:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses et perspectives]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=2882</guid>

					<description><![CDATA[<p>Loin des coups d’État sahélien et des dérives autoritaires qui redessinent l’Afrique centrale et orientale, une révolution silencieuse mais historique a eu lieu dans le cône sud du continent. En octobre 2024, le BOTSWANA a congédié le parti qui le dirigeait depuis l’indépendance en 1966. Plus qu’une alternance, c’est un référendum sur un modèle de [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/07/15/gouvernance-botswana-la-fin-de-lexceptionnalisme/">GOUVERNANCE BOTSWANA : LA FIN DE L’EXCEPTIONNALISME</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Loin des coups d’État sahélien et des dérives autoritaires qui redessinent l’Afrique centrale et orientale, une révolution silencieuse mais historique a eu lieu dans le cône sud du continent. En octobre 2024, le BOTSWANA a congédié le parti qui le dirigeait depuis l’indépendance en 1966. Plus qu’une alternance, c’est un référendum sur un modèle de développement qui, après avoir fait du pays un “<em>miracle africain</em>”, montre des signes d’épuisement structurel. Le président <strong>Duma BOKO</strong>, juriste de formation et leader de la coalition <strong><em>Umbrella for Democratic Change (UDC)</em></strong>, n’a pas hérité d’un putsch mais d’un palais fissuré. L’analyse de sa première année au pouvoir offre un baromètre impitoyable de la qualité de la gouvernance politique et économique d’un pays longtemps considéré comme intouchable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36LV46D-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-2883" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36LV46D-1024x576.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36LV46D-300x169.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36LV46D-768x432.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36LV46D.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La note politique : un 20/20 démocratique, un héritage piégé</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1280" height="960" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/jad20251226-tribune-afrique-democratie.avif" alt="" class="wp-image-2884"/></figure>



<p>Sur le plan strictement procédural, le Botswana reste l’étalon-or de la démocratie en Afrique. L’<em><u>indice Ibrahim de la gouvernance africaine 2025 </u></em>le maintient à la <strong>3e</strong> place continentale avec un score global de <strong>74,5/100</strong>, porté par un quasi-sans-faute en matière d’État de droit et de participation (<strong>84/100</strong>). La transition post-électorale de 2024 a été un modèle de fluidité : l’ex-président MOKGWEETSI MASISI a reconnu sa défaite avant même la proclamation des résultats définitifs, permettant la passation de pouvoir la plus rapide de l’histoire du pays.</p>



<p>Mais cette maturité démocratique ne peut masquer le verdict cinglant des urnes, qui sanctionne une dérive patrimoniale et une gouvernance économique à bout de souffle. Le <strong><em>Botswana Democratic Party (BDP)</em></strong> s’est effondré à seulement 4 sièges sur 61, victime d’un rejet générationnel massif. La note politique rétrospective du BDP sur la décennie 2014-2024 est plombée par un <em><u>indice de perception de la corruption</u></em> en chute libre (<em><u>passé de 63 à 55 points selon Transparency International</u></em>) et un creusement des inégalités qui mine le contrat social. L’arrivée de Duma BOKO, porté par un discours de rupture et de transparence, a mécaniquement relevé le sous-indice “<em>Participation et inclusion</em>” du pays, mais son administration est immédiatement confrontée à l’implacable réalité des chiffres.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le piège du diamant : fresque d’une gouvernance extractive à bout de souffle</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36EK7R3-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-2885" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36EK7R3-1024x576.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36EK7R3-300x169.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36EK7R3-768x432.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/000_36EK7R3.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>L’économie botswanaise est un cas d’école de la malédiction des ressources bien gérée… jusqu’ici. Le pays demeure le premier producteur mondial de diamants bruts en valeur. Mais en 2025, la croissance du <strong>PIB</strong> n’a été que de <strong>0,8 %</strong>, un chiffre médiocre qui cache une crise existentielle. La contribution du secteur minier au PIB s’est effondrée de <strong>25 %</strong> à moins de <strong>15 %</strong> en une décennie, non pas à cause d’une diversification réussie, mais à cause d’un effondrement de la demande mondiale de diamants naturels, laminée par les pierres de synthèse et le repli du marché chinois.</p>



<p>La gouvernance de la <strong>Debswana</strong>, la joint-venture entre l’État et De Beers, est devenue le baromètre de la capacité de l’État à défendre sa rente. Les négociations houleuses de 2023-2025 pour le renouvellement de l’accord de vente ont exposé une asymétrie fondamentale : <em><u>De Beers a imposé un passage progressif de la vente des roughs par le canal d’État (Okavango Diamond Company) de <strong>25 %</strong> à <strong>40 %</strong>, bien en deçà des <strong>50 %</strong> exigés initialement par Gaborone. Résultat : les recettes minérales de l’État ont chuté de plus de <strong>40 %</strong> en deux ans, passant de <strong>35 milliards de pulas</strong> (2022) à moins de <strong>20 milliards</strong> prévus pour l’exercice 2026-2027.</u></em></p>



<p>Cet assèchement brutal des finances publiques dévoile une gouvernance budgétaire devenue structurellement dépendante. Le budget de l’État pour 2026-2027, présenté par le nouveau ministre des Finances <strong>NDABA GAOLATHE</strong>, affiche un déficit record de <strong><u>10,2 %</u></strong> du PIB. C’est un signal d’alarme assourdissant. Sous les mandats précédents, la règle d’or non écrite, financer l’investissement par l’épargne diamantaire, a été bafouée. Le <strong>Fonds souverain (Pula Fund)</strong>, longtemps un trésor de guerre envié, stagne autour de 4 milliards de dollars, car l’État a dû y puiser pour combler des dépenses courantes rigides : <em><u>une masse salariale publique pléthorique (plus de 12 % du PIB, parmi les plus élevées d’Afrique) et des subventions aux entreprises publiques moribondes, à l’instar de la Botswana Power Corporation</u></em>.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le nœud social : le chômage comme indice d’échec de la gouvernance</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1216" height="684" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/UVLTYRGPURAZDEFBT2SCGRHPH4.avif" alt="" class="wp-image-2886"/></figure>



<p>Si la gouvernance macroéconomique d’un pays se mesure à sa capacité à créer du bien-être, la note du Botswana devient calamiteuse. Derrière le PIB par habitant flatteur de 7 800 dollars (un des plus élevés d’Afrique subsaharienne) se cache l’un des coefficients de Gini les plus inégalitaires de la planète : <strong>0,61</strong> selon la Banque mondiale, stable depuis 2015, signe que la redistribution par la dépense publique est en panne.</p>



<p>Le nouvel exécutif a hérité d’une véritable bombe à retardement : un taux de chômage officiel de <strong>27,6 %</strong> en 2024, qui grimpe à <strong>38 %</strong> chez les <strong>15-35 ans</strong>. La gouvernance du marché du travail sous le BDP a été un échec patent : le secteur privé hors mine est atrophié, l’économie étant verrouillée par un duopole d’État-secteur minier qui a étouffé l’entrepreneuriat. La Banque mondiale, dans son dernier diagnostic-pays, pointe un secteur des services trop concentré et une productivité agricole quasi nulle (le pays importe 90 % de sa nourriture).</p>



<p>La réponse du gouvernement Boko est scrutée avec autant d’espoir que de scepticisme. Le lancement en janvier 2026 d’un “<em>Plan d’urgence pour l’emploi des jeunes</em>”, doté de 2 milliards de pulas (environ 150 millions de dollars), vise à créer 100 000 stages rémunérés dans le numérique et l’agro-transformation. C’est un pansement social bienvenu, mais les indicateurs structurels de “<em>Doing Business</em>” restent médiocres : <em><u>l’accès au crédit pour les PME est noté 45/100 par l’indice Ibrahim, les coupures d’électricité sont chroniques, et la bureaucratie douanière étouffe le corridor de transit vers la Namibie et la Zambie</u></em>.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La note de la gouvernance 2026 : un sursis sous conditions</strong></p>



<p>En attribuant une note de gouvernance au Botswana de 2026, on oscille entre l’admiration pour la robustesse institutionnelle et l’inquiétude face à une trajectoire économique non soutenable. <strong>Politiquement, le pays reste un A</strong>, un havre dans une région (SADC) secouée par l’instabilité au Mozambique et au Zimbabwe. L’alternance de 2024 a renforcé la légitimité du système. <strong>Mais économiquement, la note dégringole à C+</strong> : le modèle de croissance est en faillite technique et le capital humain est sous-utilisé.</p>



<p>Le test ultime pour Duma Boko sera la mise en œuvre de la “<em>feuille de route de diversification 2026-2036</em>” promise au Parlement en mars dernier. Elle mise sur le tourisme de luxe (l’écotourisme dans le Delta de l’Okavango génère déjà 5 % du PIB mais reste ultra-saisonnier), une industrie du cannabis médical et un hub logistique pour les minerais critiques de la Copperbelt. Ces paris nécessitent une rupture avec la gouvernance centralisée et rentière du passé. Le premier signal est mitigé : la création d’un fonds souverain vert, abondé par une taxe carbone sur les mines, a été retardée au second semestre 2026 en raison de la résistance des lobbies miniers.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La maturité démocratique peut-elle survivre au déclassement économique ?</strong></p>



<p>Le Botswana de 2026 est un laboratoire de la résilience démocratique en temps de vaches maigres. Il prouve qu’un système politique sain peut digérer une alternance et sanctionner les élites sans violence. Mais la légitimité par les urnes a une date de péremption ; elle doit être rapidement nourrie par des résultats tangibles sur l’emploi et le pouvoir d’achat.</p>



<p>Si la coalition au pouvoir échoue à diversifier les sources de revenus d’ici la fin de la décennie, le spectre d’une instabilité sociale inédite ne peut être écarté. Le miracle botswanais n’est plus une rente ; il est devenu un mandat exigeant, dont l’évaluation trimestrielle par les jeunes chômeurs de Gaborone sera bien plus sévère que celle des analystes. Le pays a prouvé qu’il savait compter ses diamants. Il doit désormais prouver qu’il sait compter sur ses citoyens.</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/07/15/gouvernance-botswana-la-fin-de-lexceptionnalisme/">GOUVERNANCE BOTSWANA : LA FIN DE L’EXCEPTIONNALISME</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2026/07/15/gouvernance-botswana-la-fin-de-lexceptionnalisme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2882</post-id>	</item>
		<item>
		<title>GUINEE : LE MIRAGE DU MINERAI</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2026/07/14/guinee-le-mirage-du-minerai/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2026/07/14/guinee-le-mirage-du-minerai/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 10:49:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses et perspectives]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=2875</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le bureau climatisé de la Banque centrale, le gouverneur Karamo Kaba soupèse une liasse de billets fraîchement imprimés. Dehors, l&#8217;humidité de la saison des pluies colle à la peau et les coupures d&#8217;électricité rythment les journées des 13,7 millions de Guinéens. Ce paradoxe : un État potentiellement riche mais structurellement à genoux, résume à lui [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/07/14/guinee-le-mirage-du-minerai/">GUINEE : LE MIRAGE DU MINERAI</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le bureau climatisé de la Banque centrale, le gouverneur Karamo Kaba soupèse une liasse de billets fraîchement imprimés. Dehors, l&rsquo;humidité de la saison des pluies colle à la peau et les coupures d&rsquo;électricité rythment les journées des 13,7 millions de Guinéens. Ce paradoxe : un État potentiellement riche mais structurellement à genoux, résume à lui seul le drame guinéen de 2026. La junte du général MAMADI DOUMBOUYA, après avoir promis une transition éclair en septembre 2021, entame sa cinquième année au pouvoir sans horizon électoral crédible.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2294646-1024x683.webp" alt="" class="wp-image-2876"/></figure>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le pacte faustien du Simandou</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="781" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Visuel-Webinaire-copie-1024x781.jpg" alt="" class="wp-image-2877" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Visuel-Webinaire-copie-1024x781.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Visuel-Webinaire-copie-300x229.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Visuel-Webinaire-copie-768x586.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Visuel-Webinaire-copie.jpg 1181w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Le 30 décembre 2025, le consortium <em><u>Rio Tinto Simfer</u></em> a annoncé le premier chargement de minerai de fer depuis le gisement de Simandou, bloc 3 et 4. Chiffre clé : 45 milliards de dollars d&rsquo;investissements cumulés pour l&rsquo;ensemble du projet (mines, chemin de fer de 670 km, port de Morebaya). La production initiale de 18 millions de tonnes annuelles doit monter à 120 millions de tonnes d&rsquo;ici 2029, faisant de la Guinée le quatrième exportateur mondial de fer, derrière l&rsquo;Australie, le Brésil et l&rsquo;Inde.</p>



<p>La manne fiscale théorique est colossale : 1,2 milliard de dollars de revenus annuels directs pour l&rsquo;État guinéen selon les projections du FMI, soit l&rsquo;équivalent de 35 % du PIB actuel. Mais le diable se niche dans les détails contractuels. Le Financial Times a révélé en janvier 2026 que les accords-cadres signés en 2024 contiennent une clause de stabilité fiscale courant jusqu&rsquo;en 2040, gelant le taux d&rsquo;impôt sur les sociétés à 25 %, nettement inférieur au taux officiel de 30 %. Les exonérations de TVA et de droits de douane accordées pendant la phase de construction représentent un manque à gagner estimé à 780 millions de dollars sur 2023-2025.</p>



<p>Plus troublant encore : l&rsquo;audit des contrats miniers promis en 2022 par la junte n&rsquo;a jamais été publié. Selon une source diplomatique ayant consulté une version provisoire, les irrégularités concernant les titres miniers attribués sous <strong>ALPHA CONDE</strong> et confirmés par le CNRD porteraient sur 3,2 milliards de dollars de pertes potentielles pour le Trésor public.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La bombe budgétaire</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="780" height="468" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/852d523cb644f1407eaadbb6979305ec.jpg" alt="" class="wp-image-2879" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/852d523cb644f1407eaadbb6979305ec.jpg 780w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/852d523cb644f1407eaadbb6979305ec-300x180.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/852d523cb644f1407eaadbb6979305ec-768x461.jpg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /></figure>



<p>Les chiffres officiels brossent un tableau clinique préoccupant. L&rsquo;inflation a atteint 14,1 % en glissement annuel en décembre 2025, portée par la flambée des prix alimentaires, le riz importé a bondi de 38 % en dix-huit mois. Le taux de change du franc guinéen s&rsquo;est déprécié de 22 % face au dollar depuis le coup d&rsquo;État, malgré les injections répétées de devises par la <strong>Banque centrale</strong>, dont les réserves nettes sont tombées sous le seuil critique de deux mois d&rsquo;importations.</p>



<p>Le budget 2026, adopté sans débat parlementaire&nbsp;: l&rsquo;Assemblée nationale étant dissoute, prévoit des dépenses de 42 000 milliards de francs guinéens (4,8 milliards de dollars), dont 34 % alloués à la défense et à la sécurité. En comparaison, l&rsquo;éducation nationale reçoit 9 %, la santé 4 %. L&rsquo;armée guinéenne, qui comptait 12 000 hommes en 2020, en aligne désormais officiellement 28 000, conséquence d&rsquo;un recrutement massif destiné à absorber les jeunes frustrés et à verrouiller le territoire. Le salaire mensuel d&rsquo;un soldat du rang est passé de 1 200 000 à 2 500 000 francs guinéens.</p>



<p>La dette publique, elle, suit une trajectoire alarmante. De <strong>34 %</strong> du PIB en 2019, elle a grimpé à <strong>54 %</strong> fin 2025 selon les calculs de la Banque mondiale, qui classe désormais la Guinée en « <em>risque modéré de surendettement</em> », euphémisme technique qui masque une réalité : le service de la dette absorbe déjà <strong>27 %</strong> des recettes fiscales.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La démocratie sous oxygène</strong></p>



<p>Le 23 janvier 2026, le porte-parole de la présidence a annoncé un « <em>chronogramme révisé de la transition</em> » repoussant toute élection présidentielle à « <em>juin 2027 au plus tard</em> », invoquant la nécessité d&rsquo;un « <em>recensement biométrique intégral</em> » et d&rsquo;une « <em>refondation constitutionnelle</em> ». C&rsquo;est le cinquième report depuis 2021.</p>



<p>Entre-temps, l&rsquo;espace civique s&rsquo;est rétracté comme peau de chagrin. Selon le rapport annuel d&rsquo;<em>Amnesty International </em>publié en avril 2026, la Guinée compte 47 détenus politiques, dont 12 journalistes, le chiffre le plus élevé depuis le régime de <strong>LANSANA CONTÉ</strong>. Le décret <em><u>D/2024/2456/PM du 14 novembre 2024</u></em> interdit « <em>toute manifestation non autorisée dans les préfectures abritant des infrastructures minières stratégiques</em> », soit 11 des 33 préfectures du pays. Les Forces de défense et de sécurité ont été déployées en mars 2026 à Labé, Kindia et Nzérékoré après des protestations contre le rationnement électrique.</p>



<p>Le budget alloué à la <em>Commission électorale nationale indépendante</em> pour 2026 est de 12 milliards de francs guinéens, une misère de 1,3 million de dollars, alors que le coût estimé d&rsquo;une présidentielle crédible oscille entre 80 et 120 millions de dollars. Sans soutien international massif, que les partenaires conditionnent à un retour à l&rsquo;ordre constitutionnel, l&rsquo;élection est techniquement impossible.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le poison démographique</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="685" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/street-3644374_1280-1024x685.jpg" alt="" class="wp-image-2880" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/street-3644374_1280-1024x685.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/street-3644374_1280-300x201.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/street-3644374_1280-768x514.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/street-3644374_1280.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Derrière ces soubresauts politiques, une lame de fond démographique rend l&rsquo;équation quasi insoluble. La Guinée compte 62 % de moins de 25 ans. Chaque année, 300 000 jeunes arrivent sur un marché du travail qui n&rsquo;en absorbe que 10 %. Le taux de chômage officiel de 5,6 % est une illusion statistique : le sous-emploi touche 67 % de la population active selon l&rsquo;enquête nationale de 2024, qui n&rsquo;a jamais été rendue publique mais a fuité dans la presse.</p>



<p>L&rsquo;émigration clandestine, elle, explose. Les chiffres de <em>Frontex</em> montrent que 18 000 Guinéens ont débarqué sur les côtes italiennes et espagnoles en 2025, soit une hausse de 215 % par rapport à 2020. La diaspora, estimée à 2,5 millions de personnes, envoie 1,1 milliard de dollars de transferts annuels, l&rsquo;équivalent du quart du PIB, perfusion sans laquelle le tissu social se déchirerait.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le verdict des indicateurs</strong></p>



<p>Pour saisir la dégradation en une photographie statistique, voici l&rsquo;évolution sur cinq ans :</p>



<figure class="wp-block-table"><table class="has-fixed-layout"><tbody><tr><td><strong>INDICATEUR</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td><strong>2020</strong></td><td><strong>2025</strong></td></tr><tr><td><strong>Classement Doing Business (sur 190)</strong></td><td>156e</td><td>Non classé &nbsp;</td></tr><tr><td><strong>Indice de perception de la corruption (Transparency)</strong></td><td>137e/180</td><td>149e/180 &nbsp;</td></tr><tr><td><strong>PIB par habitant (dollars courants)</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td>912</td><td>860</td></tr><tr><td><strong>Dépenses de santé par habitant (dollars)</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td>24</td><td>19</td></tr><tr><td><strong>Années moyennes de scolarisation</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td>3,1</td><td>3,0</td></tr><tr><td><strong>Liberté de la presse (RSF)</strong> <strong>&nbsp;</strong></td><td>102e/180</td><td>132e/180</td></tr></tbody></table></figure>



<p>La Guinée n&rsquo;a pas fourni les données nécessaires depuis 2021.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le piège extractiviste à l&rsquo;ère du métal vert</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="767" height="340" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Mobile_Tilt2_0.png.jpg" alt="" class="wp-image-2878" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Mobile_Tilt2_0.png.jpg 767w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/Mobile_Tilt2_0.png-300x133.jpg 300w" sizes="(max-width: 767px) 100vw, 767px" /></figure>



<p>Le moment est pourtant historique. La transition énergétique mondiale fait du fer guinéen, d&rsquo;une pureté de 65-68 %, la plus élevée au monde, un actif géostratégique. L&rsquo;acier « <em>vert </em>» produit avec ce minerai réduit les émissions de CO<strong>₂</strong> de 30 %. La bauxite guinéenne, qui alimente déjà 25 % des besoins chinois, voit sa demande projetée augmenter de 40 % d&rsquo;ici 2030 avec l&rsquo;explosion du marché des véhicules électriques et des alliages légers.</p>



<p>Mais sans institutions capables de transformer cette rente en développement humain, la Guinée reproduit le syndrome pétrolier sans pétrole. Le complexe militaro-minier qui s&rsquo;est consolidé depuis 2021 verrouille le système : promotion accélérée des officiers liés au consortium Simandou, contrôle direct par la présidence de l&rsquo;Agence nationale d&rsquo;infrastructures minières, opacité totale sur l&rsquo;allocation des « fonds de développement local » miniers.</p>



<p>Un ancien ministre des Finances, sous couvert d&rsquo;anonymat, résume : « <em>Le CNRD a troqué la souveraineté électorale contre la souveraineté minière. Dans les deux cas, le peuple guinéen est le dernier consulté</em>. »</p>



<p>La question qui hante les chancelleries en ce mois de juin 2026 n&rsquo;est plus de savoir si le régime Doumbouya peut organiser des élections, mais s&rsquo;il le veut. Et si la communauté internationale, captivée par la sécurisation de ses approvisionnements en métaux critiques, s&rsquo;en soucie encore vraiment.</p>



<p><strong><u>SOURCE : Données compilées à partir de sources FMI, Banque mondiale, Transparency International, RSF, OIM, Frontex</u></strong></p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/07/14/guinee-le-mirage-du-minerai/">GUINEE : LE MIRAGE DU MINERAI</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2026/07/14/guinee-le-mirage-du-minerai/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2875</post-id>	</item>
		<item>
		<title>KENYA : AUTOPSIE D’UNE GOUVERNANCE SOUS PERFUSION</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2026/07/07/kenya-autopsie-dune-gouvernance-sous-perfusion/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2026/07/07/kenya-autopsie-dune-gouvernance-sous-perfusion/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jul 2026 12:31:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Analyses et perspectives]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=2842</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au moment où le Kenya s’apprête à célébrer le troisième anniversaire de l’arrivée au pouvoir de WILLIAM RUTO, l’heure n’est ni aux célébrations ni aux slogans du hustler nation. Le pays, jadis présenté comme un îlot de stabilité et un laboratoire du libéralisme économique en Afrique de l’Est, donne aujourd’hui l’image d’une démocratie essoufflée et [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/07/07/kenya-autopsie-dune-gouvernance-sous-perfusion/">KENYA : AUTOPSIE D’UNE GOUVERNANCE SOUS PERFUSION</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Au moment où le Kenya s’apprête à célébrer le troisième anniversaire de l’arrivée au pouvoir de WILLIAM RUTO, l’heure n’est ni aux célébrations ni aux slogans du <u>hustler nation</u>. Le pays, jadis présenté comme un îlot de stabilité et un laboratoire du libéralisme économique en Afrique de l’Est, donne aujourd’hui l’image d’une démocratie essoufflée et d’une économie qui ne tient debout que par la perfusion des prêts multilatéraux et une fiscalité de plus en plus prédatrice. À l’aune des indicateurs de gouvernance, la note est sévère. Non pas en raison d’un effondrement brutal, mais parce que l’écart entre les promesses de rupture et les réalités de l’exercice du pouvoir s’est creusé au point de fracturer le contrat social.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="616" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/NA-og_image-1024x616.webp" alt="" class="wp-image-2843" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/NA-og_image-1024x616.webp 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/NA-og_image-300x181.webp 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/NA-og_image-768x462.webp 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/NA-og_image.webp 1047w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong><em>Il y a tout juste deux ans, en juin 2024, la jeunesse kényane descendait dans la rue pour torpiller le projet de loi de finances qui prévoyait une TVA sur le pain, une taxe sur l’huile de cuisson et une ponction accrue sur les transferts d’argent mobile. Les manifestations, menées par la « Génération Z » sans étiquette partisane, firent au moins 53 morts sous les balles de la police, selon la Commission nationale des droits de l’homme, et contraignirent le président à une volte-face spectaculaire : retrait du texte, limogeage de la quasi-totalité de son gouvernement et ouverture d’un « dialogue national ». Ce que le pouvoir qualifia alors de « gouvernement de large rassemblement » s’apparente, deux ans plus tard, à une opération de neutralisation méthodique de l’opposition, sans avoir réglé la quadrature du cercle budgétaire. Le bulletin de gouvernance du Kenya, si l’on tentait de le synthétiser, oscillerait entre un C+ en gouvernance politique et un B- en gouvernance économique, mais cette moyenne masque des déséquilibres profonds qui hypothèquent l’avenir.</em></strong></p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le piège de la dette et l’impasse fiscale</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="538" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/La-dette-publique-du-Kenya-augmente-dun-record-de-108-milliards-de-dollars.webp" alt="" class="wp-image-2844" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/La-dette-publique-du-Kenya-augmente-dun-record-de-108-milliards-de-dollars.webp 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/La-dette-publique-du-Kenya-augmente-dun-record-de-108-milliards-de-dollars-300x158.webp 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/La-dette-publique-du-Kenya-augmente-dun-record-de-108-milliards-de-dollars-768x404.webp 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Commençons par les chiffres, car ils sont têtus. En <strong>2013</strong>, lorsque l’actuelle <strong>Constitution</strong> avait déjà une décennie, la dette publique du Kenya représentait <strong>42 % du PIB</strong>. Fin <strong>2025</strong>, elle plafonnait à 10 900 milliards de shillings (environ 72 milliards de dollars), soit <strong>67 %</strong> du PIB, un niveau qui demeure sous la barre symbolique des <strong>70 %</strong> mais qui étrangle les marges de manœuvre budgétaires. Le service de la dette absorbe désormais <strong>38 %</strong> des recettes ordinaires, contre 27 % en 2019. Pour la seule année fiscale 2025-2026, le <strong>Trésor</strong> a provisionné 1 600 milliards de shillings pour le remboursement des intérêts et du principal, un montant supérieur au budget cumulé de la santé, de l’éducation et de l’agriculture. Autrement dit, le Kenya travaille d’abord pour ses créanciers : la Chine (8,2 milliards de dollars d’encours, principalement pour le Standard Gauge Railway), les euro-obligataires et les institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Le FMI, dont le programme de <strong>3,6 milliards de dollars conclu en 2021</strong> arrive à échéance en 2026, a joué un rôle d’arbitre intransigeant. Pour satisfaire les revues semestrielles, le gouvernement Ruto a dû légiférer en urgence, en 2025, un nouvel impôt minimum sur les entreprises déficitaires et une taxe carbone sur les carburants, mesures qui ont ramené le déficit budgétaire à 4,4 % du PIB, contre 5,6 % en 2024. Sur le papier, la consolidation est indéniable. La croissance, tirée par l’agriculture et les services financiers, a rebondi à 5,2 % en 2025 et devrait atteindre 5,5 % cette année. Le shilling, qui s’était effondré à 160 pour un dollar avant le remboursement de l’eurobond de 2 milliards en juin 2024, s’est stabilisé autour de 135 grâce à l’emprunt syndiqué de 1,5 milliard de dollars contracté auprès de la TDB et de l’Afreximbank.</p>



<p>Mais cette stabilisation macroéconomique a un coût social que les tableaux Excel du FMI ne captent pas. L’inflation alimentaire, bien qu’officiellement redescendue à 5,1 % en mai 2026, reste structurellement volatile : le prix du maïs, denrée de base, a augmenté de 23 % depuis le début de l’année en raison de la sécheresse dans le Nord. Le taux de chômage des 18-34 ans, segment qui avait porté la fronde de 2024, s’établit à 38 %, selon le <strong>Bureau national des statistiques</strong>, et l’économie formelle ne génère qu’environ 200 000 emplois par an pour un million de jeunes qui arrivent sur le marché du travail. La politique du « bottom-up economics », avec ses fonds rotatifs Hustler Fund et ses promesses de crédit à 8 % pour les micro-entreprises, a décaissé 62 milliards de shillings en trois ans, mais 44 % des bénéficiaires sont en défaut de remboursement. Le modèle ne parvient pas à masquer l’évidence : la gouvernance économique kényane est devenue une gestion experte de la pénurie, où l’on repousse l’explosion sociale par des perfusions financières et des reculs tactiques, sans jamais s’attaquer à la capture de l’État par les élites.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Du dialogue national au verrouillage politique</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2024-07-09T103833Z_972420458_RC2HR8A3OJPS_RTRMADP_3_KENYA-POLITICS-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2845" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2024-07-09T103833Z_972420458_RC2HR8A3OJPS_RTRMADP_3_KENYA-POLITICS-1024x768.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2024-07-09T103833Z_972420458_RC2HR8A3OJPS_RTRMADP_3_KENYA-POLITICS-300x225.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2024-07-09T103833Z_972420458_RC2HR8A3OJPS_RTRMADP_3_KENYA-POLITICS-768x576.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2024-07-09T103833Z_972420458_RC2HR8A3OJPS_RTRMADP_3_KENYA-POLITICS.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>C’est sur le terrain de la gouvernance politique que la dégradation est la plus spectaculaire. L’<strong>indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine</strong>, qui agrège des critères de participation, de droits de l’homme et d’État de droit, a fait reculer le Kenya de trois places depuis 2023, le classant désormais au 18e rang continental. Le « <em>gouvernement de large rassemblement</em> » annoncé le 19 juillet 2024, qui intégra quatre figures de l’opposition historique menée par RAILA ODINGA, dont le poste inédit de « <em>Secrétaire général du Cabinet</em> » confié à un proche de l’ancien Premier ministre, a d’abord été salué comme une sortie de crise. Avec le recul, il apparaît comme un marché politique qui a dévitalisé l’alternative électorale. Raila Odinga, battu pour la présidence de la <strong>Commission de l’Union africaine</strong> en février 2025 face au Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, a vu son aura panafricaine s’évanouir et son parti, l’ODM, se fracturer. La faction « <em>ODM-Kenya</em> » qui a refusé la compromission s’est alliée à l’ancien vice-président Rigathi Gachagua, limogé en octobre 2024 pour « <em>insubordination</em> », mais cette opposition éclatée n’a pas de majorité parlementaire pour contrer l’exécutif.</p>



<p>Les élections de mi-mandat de 2025 dans les comtés ont été marquées par un taux d’abstention de <em>66 %</em>, du jamais-vu, signe d’un désenchantement abyssal. La <em><u>commission électorale (IEBC)</u></em>, toujours sans composition plénière après le départ à la retraite de ses membres, fonctionne avec des commissaires intérimaires nommés par le président, ce que la société civile dénonce comme une préparation en vue de 2027. Le rapport de Human Rights Watch publié en mars 2026 documente 37 disparitions forcées de militants et blogueurs depuis janvier 2025, principalement dans les comtés de Kisumu, de Nairobi et de la côte. La loi sur la cybersécurité, amendée en catimini en novembre 2025, permet désormais la surveillance des communications sans mandat judiciaire préalable pour tout motif de « stabilité économique » – une notion assez vague pour couvrir les voix critiques des réseaux sociaux, où la colère gronde en swahili, en anglais et en sheng.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>2027 : l’élection de tous les dangers</strong></p>



<p>À douze mois du scrutin présidentiel d’août 2027, la configuration est aussi illisible qu’explosive. William Ruto, fort du soutien de l’appareil d’État et d’une coalition parlementaire qui regroupe l’UDA et une partie de l’ODM, a annoncé sa candidature à un second mandat, misant sur un bilan économique qu’il qualifie de « <em>sauvetage national</em> » et sur la fragmentation du camp adverse. Mais sa cote de popularité, mesurée par l’institut TIFA en juin 2026, n’est que de 34 %, contre 49 % en septembre 2022. Le clivage ethnique qui structurait le vote depuis le retour du multipartisme cède du terrain, non par vertu civique, mais sous la poussée d’un ressentiment générationnel qui ignore les frontières communautaires. Les activistes de la Génération Z, qui ont fondé en 2025 le « <em>Mouvement pour la dignité</em> » (MDK), peinent à se doter d’un leader présidentiel crédible mais imposent dans le débat public des revendications radicales : plafonnement des salaires des élus, abolition du fonds de pension parlementaire, audit citoyen de la dette. Une pétition en ligne pour un référendum sur la limitation à deux mandats de l’ensemble des élus, y compris les députés, a recueilli 2,7 millions de signatures, contraignant l’IEBC à un examen de recevabilité. Le pouvoir y voit une manœuvre insurrectionnelle déguisée.</p>



<p>La gouvernance politique kényane navigue donc à vue entre autoritarisme rampant et théâtralisation du dialogue. Elle ne peut ni réprimer totalement, car l’histoire récente&nbsp;; 2007, 2017&nbsp;; a montré que la violence électorale débouche sur des sanctions internationales et des enquêtes de la CPI, ni concéder un véritable rééquilibrage des pouvoirs qui menacerait les rentes d’une élite pléthorique. Le système judiciaire, qui avait fait preuve d’une indépendance remarquable en 2022 en validant l’élection de Ruto puis en 2024 en annulant plusieurs taxes, subit une guerre d’usure : le budget du pouvoir judiciaire a été amputé de 18 % en 2025-2026, et les nominations à la Cour suprême font l’objet de batailles procédurales interminables.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="836" height="557" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2393925.webp" alt="" class="wp-image-2846" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2393925.webp 836w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2393925-300x200.webp 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/07/2393925-768x512.webp 768w" sizes="(max-width: 836px) 100vw, 836px" /></figure>



<p class="has-background" style="background:linear-gradient(90deg,rgb(238,238,238) 0%,rgb(169,184,195) 100%)"><strong>Quelle note de passage ?</strong></p>



<p>Si l’on se livre à l’exercice d’une fiche d’évaluation, la gouvernance économique mérite un <strong>B-</strong>. La trajectoire budgétaire s’améliore, le risque de défaut souverain est écarté à court terme, les institutions financières internationales continuent de valider le programme. Mais le modèle reste fragile : la croissance n’est pas inclusive, le secteur informel, qui pèse <strong>34 % du PIB</strong>, échappe à l’impôt, et la corruption&nbsp;; le Kenya a perdu sept points dans l’indice de perception de <strong>Transparency International</strong> depuis 2022, siphonne un tiers des marchés publics. La gouvernance politique, elle, plafonne à un <strong>D+</strong> : les contre-pouvoirs s’étiolent, la reddition des comptes est sélective, et la jeunesse, majoritaire dans la démographie, se sent exclue du jeu institutionnel. Ramenée à la seule échelle continentale, cette note place le Kenya dans la catégorie des « <em>régimes hybrides</em> » où la façade démocratique dissimule mal une gestion oligarchique.</p>



<p>Le véritable test ne sera pas la publication de nouveaux indicateurs, mais la capacité du pays à traverser 2027 sans basculer. Dans l’équation kényane, le multiplicateur de risque n’est plus seulement la pauvreté ou la rivalité ethnique, c’est la prédation fiscale imposée par une dette héritée de la décennie précédente, que la population refuse désormais de payer. Le FMI et les banques créancières exigent des excédents primaires ; la rue exige du pain et de l’électricité subventionnée. Entre les deux, le gouvernement Ruto joue la montre, espérant que la lassitude l’emportera sur la colère. Mais les poudres de 2024 n’ont pas été noyées, elles ont été mises sous scellé, et le temps n’est plus où l’on pouvait gouverner le Kenya par la seule alternance des élites Kalenjin et Kikuyu. La note de passage, en définitive, ne sera pas attribuée par les experts : elle le sera dans les urnes, ou à défaut, dans la rue.</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/07/07/kenya-autopsie-dune-gouvernance-sous-perfusion/">KENYA : AUTOPSIE D’UNE GOUVERNANCE SOUS PERFUSION</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2026/07/07/kenya-autopsie-dune-gouvernance-sous-perfusion/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2842</post-id>	</item>
		<item>
		<title>LA FABRIQUE DE L’ETRANGER :                             QUAND L’ARC-EN-CIEL SUD-AFRICAIN                      SE TEINTE DE XENOPHOBIE</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2026/06/25/la-fabrique-de-letranger-quand-larc-en-ciel-sud-africain-se-teinte-de-xenophobie/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2026/06/25/la-fabrique-de-letranger-quand-larc-en-ciel-sud-africain-se-teinte-de-xenophobie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2026 15:42:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses et Perspectives]]></category>
		<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=2813</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le township de Diepsloot, au nord de Johannesburg, les traces de l’incendie sont encore visibles sur les tôles ondulées. En avril 2022, sept jeunes Zimbabwéens y ont été brûlés vifs, lynchés par une foule armée de pierres et de bidons d’essence. Leur crime ? Être nés de l’autre côté du Limpopo, dans un pays [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/06/25/la-fabrique-de-letranger-quand-larc-en-ciel-sud-africain-se-teinte-de-xenophobie/">LA FABRIQUE DE L’ETRANGER :                             QUAND L’ARC-EN-CIEL SUD-AFRICAIN                      SE TEINTE DE XENOPHOBIE</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Dans le township de Diepsloot, au nord de Johannesburg, les traces de l’incendie sont encore visibles sur les tôles ondulées. En avril 2022, sept jeunes Zimbabwéens y ont été brûlés vifs, lynchés par une foule armée de pierres et de bidons d’essence. Leur crime ? Être nés de l’autre côté du Limpopo, dans un pays que les frustrations locales désignent désormais comme la source de tous les maux : chômage endémique, criminalité galopante, services publics défaillants. Ce drame, d’une brutalité insoutenable, n’est pas un épisode isolé. Il est le symptôme le plus aigu d’une pathologie profonde qui ronge la nation arc-en-ciel : la xénophobie afrophobe, ce rejet violent des ressortissants d’autres pays africains par une partie de la population noire sud-africaine, dans un silence assourdissant des autorités.</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/46f8e99_ftp-1-m2fwfii3bkse-2026-04-28t160203z-2032479606-rc28yka0qn5n-rtrmadp-3-safrica-protests-1024x682.png" alt="" class="wp-image-2814" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/46f8e99_ftp-1-m2fwfii3bkse-2026-04-28t160203z-2032479606-rc28yka0qn5n-rtrmadp-3-safrica-protests-1024x682.png 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/46f8e99_ftp-1-m2fwfii3bkse-2026-04-28t160203z-2032479606-rc28yka0qn5n-rtrmadp-3-safrica-protests-300x200.png 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/46f8e99_ftp-1-m2fwfii3bkse-2026-04-28t160203z-2032479606-rc28yka0qn5n-rtrmadp-3-safrica-protests-768x512.png 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/46f8e99_ftp-1-m2fwfii3bkse-2026-04-28t160203z-2032479606-rc28yka0qn5n-rtrmadp-3-safrica-protests.png 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>La mécanique du bouc émissaire dans un État en échec</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="707" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/13333-1024x707.png" alt="" class="wp-image-2815" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/13333-1024x707.png 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/13333-300x207.png 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/13333-768x530.png 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/13333.png 1100w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Pour saisir la racine du mal, il faut plonger dans les chiffres d’une gouvernance socio-économique en faillite. L’Afrique du Sud est, de loin, le pays le plus inégalitaire au monde, avec un coefficient de Gini supérieur à 0,65. Selon <strong>Statistics South Africa</strong>, le taux de chômage officiel a atteint <strong>32,9 %</strong> au premier trimestre 2024, mais la réalité est plus brutale encore : en utilisant la définition élargie qui inclut les travailleurs découragés ayant renoncé à chercher un emploi, ce taux culmine à <strong>41,9 %</strong>. Chez les jeunes de 15 à 34 ans, il dépasse les <strong>60 %</strong>. Ce désastre social frappe de manière disproportionnée la majorité noire, pour qui la promesse de libération économique post-apartheid, formulée il y a trente ans par l’ANC, reste une chimère.</p>



<p>Dans ce contexte de rareté et de compétition pour des ressources en peau de chagrin, une rhétorique empoisonnée s’est imposée : celle de l’étranger voleur d’emplois, du migrant délinquant, du dealer nigérian. Elle est distillée par des leaders d’opinion populistes, des syndicalistes en quête de boucs émissaires faciles, et même des figures politiques de premier plan. L’opération « <em><u>Dudula</u></em> » (« repousser » en zoulou), mouvement né en 2021, a systématisé la chasse aux migrants africains, organisant des descentes dans les commerces tenus par des étrangers et des barrages illégaux. Son discours est simple : les Nigérians contrôlent le trafic de drogue, les Pakistanais et Bangladais tiennent les épiceries, les Zimbabwéens acceptent des salaires de misère. Tous « volent » ce qui revient de droit aux Sud-Africains.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Les données d’une violence ciblée</strong></p>



<p>Les organisations de défense des droits humains documentent une violence qui ne relève pas de l’explosion sporadique, mais bien d’une persécution systémique. L’<strong>ONG Xenowatch</strong>, basée à l’<strong>Université du Witwatersrand</strong>, a recensé depuis 1994 plus de 600 incidents xénophobes majeurs, causant la mort d’au moins 500 personnes et le déplacement de plus de 100 000 autres. Les pics de violence de 2008 (62 morts) et de 2019 (plus de 10 morts) ont marqué la conscience internationale, mais la violence de basse intensité est continue. Le rapport 2023 de <strong>Human Rights Watch</strong> souligne une augmentation de 27 % des agressions ciblant des ressortissants africains dans les provinces de Gauteng et du KwaZulu-Natal. Les Ghanéens, Nigérians, Zimbabwéens et Congolais sont les premières cibles. Le « profilage par l’accent » ou par le nom de famille est une pratique courante lors d’interpellations policières ou d’accès aux soins d’urgence.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="652" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/1444x920_une-manifestation-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-ensanglantee-depuis-trois-semaines-par-des-1024x652.png" alt="" class="wp-image-2816" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/1444x920_une-manifestation-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-ensanglantee-depuis-trois-semaines-par-des-1024x652.png 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/1444x920_une-manifestation-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-ensanglantee-depuis-trois-semaines-par-des-300x191.png 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/1444x920_une-manifestation-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-ensanglantee-depuis-trois-semaines-par-des-768x489.png 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/06/1444x920_une-manifestation-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-ensanglantee-depuis-trois-semaines-par-des.png 1444w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Ce qui est le plus frappant, c’est la nature intra-raciale de cette violence. Ici, ce ne sont pas des suprémacistes blancs qui agressent des Noirs, mais des Noirs sud-africains qui s’en prennent à d’autres Noirs, perçus comme des « aliens ». La nationalité est devenue le marqueur identitaire ultime, fracturant le panafricanisme de façade affiché par la rhétorique officielle de l’ANC. Cette xénophobie afrophobe est le révélateur d’une crise plus profonde de la citoyenneté : à qui appartient la nation sud-africaine ? Le pacte social post-apartheid n’ayant pas tenu ses promesses économiques, une partie de la population redessine les frontières de la légitimité sur des bases ethnicisées et nationalistes.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Le silence calculé des autorités</strong></p>



<p>Face à ce fléau, la réponse de l’État sud-africain oscille entre déni, complaisance cynique et incompétence chronique. Le président Cyril Ramaphosa, qui se veut le champion d’un « renouveau africain » sur la scène continentale, s’est longtemps muré dans un silence révélateur. Lors des flambées de violence, ses déclarations condamnent poliment « les actes criminels », sans jamais nommer frontalement la xénophobie, ni engager la responsabilité morale de son gouvernement. Ce refus de nommer le mal est un acte politique en soi.</p>



<p>Ce silence est doublé d’une inaction policière et judiciaire quasi systématique. Un rapport accablant de la Fondation Ahmed Kathrada, publié en 2023, montre que sur 500 meurtres xénophobes documentés, moins de 10 % ont abouti à une condamnation. Les forces de l’ordre sont souvent accusées d’être elles-mêmes des vecteurs de violence, procédant à des arrestations arbitraires dans les communautés migrantes et extorquant des pots-de-vin. Pendant les émeutes meurtrières de juillet 2021, qui ont fait plus de 350 morts, de nombreux témoignages ont fait état de la participation active de policiers aux pillages ciblant les commerçants étrangers.</p>



<p>Au niveau institutionnel, le ministère de l’Intérieur, dirigé par Aaron Motsoaledi, a fait de la xénophobie une politique d’État à bas bruit. La décision de ne pas renouveler les permis de séjour spéciaux pour près de 180 000 Zimbabwéens, qui vivent légalement dans le pays depuis plus d’une décennie, est une bombe à retardement humanitaire. Ces Zimbabwe Exemption Permits, en voie d’extinction, jettent dans l’illégalité et la précarité des familles entières, les livrant sans défense à l’exploitation patronale et à la vindicte populaire. C’est la violence structurelle de l’État qui vient légitimer la violence physique de la rue.</p>



<p class="has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>L’échec d’une gouvernance à dépasser l’ethnicisme</strong></p>



<p>L’ANC, autrefois fer de lance du combat contre l’oppression raciale, est aujourd’hui un parti en déliquescence morale et stratégique. Incapable de réformer une économie extractive qui ne crée pas d’emplois pour la masse de sa population peu qualifiée, il préfère détourner la colère sociale vers des cibles vulnérables. La stratégie est vieille comme le national-populisme : externaliser la cause de l’échec gouvernemental. Les migrants africains sont le paratonnerre d’une gouvernance en faillite.</p>



<p>Cette défaillance est aggravée par un discours d’excuse culturelle. Une partie de l’intelligentsia décoloniale sud-africaine, d’ordinaire si prompte à déconstruire les héritages coloniaux, reste étrangement silencieuse sur le sujet. Pis, certains justifient cette xénophobie comme une conséquence « compréhensible » de l’oppression blanche, une sorte de chaîne de violence où le faible s’en prend au plus faible. Ce misérabilisme intellectuel dénie aux victimes africaines leur humanité pleine et entière.</p>



<p>L’Afrique du Sud est à un tournant. La promesse de 1994 n’est pas seulement trahie par la corruption et l’incompétence, elle est désormais souillée par le sang de frères africains versé dans les rues de Soweto et d’Alexandra. La nouvelle Afrique du Sud, celle de la jeunesse qui n’a pas connu l’apartheid et pour qui les figures historiques de l’ANC ne sont que des statues lointaines, construit son identité sur le ressentiment. Sans un sursaut politique majeur qui s’attaque aux racines inégalitaires du pays et qui ose éduquer la population contre ce poison, l’arc-en-ciel sud-africain ne sera bientôt plus qu’une nuance de noir, repliée sur elle-même et hostile à tout ce qui lui est extérieur. Le rêve de Mandela s’éloigne, étouffé par les fumées toxiques des pneus brûlés sous lesquels on lynche, en plein jour, des damnés de la terre.</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/06/25/la-fabrique-de-letranger-quand-larc-en-ciel-sud-africain-se-teinte-de-xenophobie/">LA FABRIQUE DE L’ETRANGER :                             QUAND L’ARC-EN-CIEL SUD-AFRICAIN                      SE TEINTE DE XENOPHOBIE</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2026/06/25/la-fabrique-de-letranger-quand-larc-en-ciel-sud-africain-se-teinte-de-xenophobie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2813</post-id>	</item>
		<item>
		<title>LE DILEMME DE LOMÉ : COMMENT LA NOUVELLE BANQUE DE DÉVELOPPEMENT REDESSINE LA SOUVERAINETÉ FINANCIÈRE AFRICAINE</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2026/05/22/le-dilemme-de-lome-comment-la-nouvelle-banque-de-developpement-redessine-la-souverainete-financiere-africaine/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2026/05/22/le-dilemme-de-lome-comment-la-nouvelle-banque-de-developpement-redessine-la-souverainete-financiere-africaine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[yannick Bogui]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 15:48:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=2691</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le théâtre de la gouvernance mondiale, l’année 2026 marque un tournant silencieux. Alors que l’architecture de Bretton Woods, érigée en 1944 sur les cendres de la guerre, montre des signes de paralysie, un nouvel axe se consolide. La lutte pour l’avenir de la finance mondiale ne se joue plus seulement à Washington ou à [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/05/22/le-dilemme-de-lome-comment-la-nouvelle-banque-de-developpement-redessine-la-souverainete-financiere-africaine/">LE DILEMME DE LOMÉ : COMMENT LA NOUVELLE BANQUE DE DÉVELOPPEMENT REDESSINE LA SOUVERAINETÉ FINANCIÈRE AFRICAINE</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="870" height="580" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-1-1.jpeg" alt="" class="wp-image-2694" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-1-1.jpeg 870w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-1-1-300x200.jpeg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-1-1-768x512.jpeg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-1-1-600x400.jpeg 600w" sizes="(max-width: 870px) 100vw, 870px" /></figure>



<p><em>Dans le théâtre de la gouvernance mondiale, l’année 2026 marque un tournant silencieux. Alors que l’architecture de Bretton Woods, érigée en 1944 sur les cendres de la guerre, montre des signes de paralysie, un nouvel axe se consolide. La lutte pour l’avenir de la finance mondiale ne se joue plus seulement à Washington ou à Bruxelles, mais aussi à Addis-Abeba, au Caire et à Johannesburg. L’élargissement des BRICS+ ne constitue pas une simple manœuvre diplomatique ; il est le symptôme d’une transformation structurelle où le continent africain, longtemps objet de la charité ou de la conditionnalité, tente de devenir un sujet souverain de l’ordre économique international. Mais à quel prix ?</em> </p>



<p><strong>L’impasse de l’héritage occidental</strong></p>



<p>Les institutions de Bretton Woods : le FMI et la Banque mondiale, sont prises dans une contradiction historique. Conçues pour stabiliser un monde bipolaire puis unipolaire, elles échouent à intégrer les revendications de légitimité du « Sud global ». La voix de l’Afrique, bien que démographiquement dominante, y reste structurellement marginalisée par des droits de vote pondérés par le capital. Comme le souligne une analyse récente du <strong>CIDOB</strong>, les réformes de quotas au FMI restent cosmétiques, malgré la rétrocession volontaire de 100 milliards de dollars de Droits de Tirage Spéciaux durant la pandémie.</p>



<p>Face à ce mur de verre, la fracture n’est plus seulement technique, elle est existentielle. Les dirigeants africains ne critiquent plus seulement les taux d’intérêt prohibitifs ou les conditionnalités austéritaires ; selon l’<strong>Observer ougandais</strong>, ils remettent en cause les fondations épistémologiques d’un système conçu sans leur participation. Le modèle de l’aide publique au développement vacille, mis en scène par les coupes drastiques des donateurs européens et américains de 2025, redirigeant l’argent du développement vers l’effort de guerre.</p>



<p><strong>La Nouvelle Banque de Développement : miroir des ambitions et des tourments africains</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="667" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-3.jpeg" alt="" class="wp-image-2696" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-3.jpeg 1000w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-3-300x200.jpeg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-3-768x512.jpeg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.16.57-3-600x400.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p>Dans cette brèche, la Nouvelle Banque de Développement (NDB) des BRICS, fondée en 2014 et revitalisée par l’élargissement de 2023, se présente comme le fer de lance de l’alternative. L’entrée de l’Égypte et de l’Éthiopie dans le bloc <strong>BRICS+</strong> modifie la physique du pouvoir. L’Afrique n’est plus un simple invité, mais un actionnaire d’un système parallèle promettant des prêts sans les conditionnalités politiques hégémoniques.</p>



<p>Cependant, cette adhésion révèle une asymétrie profonde entre les intérêts africains. Le sommet de Kazan en 2024 a brillé par sa rhétorique anti-occidentale, mais a échoué à produire un consensus sur les instruments économiques concrets, notamment le système de paiement alternatif à SWIFT. Pire, le récent échec des BRICS à Rio de Janeiro, en avril 2026, à s’accorder sur un communiqué commun sur la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, expose les fissures internes du bloc. Les nouveaux membres africains, en désaccord sur la question du siège permanent pour l’Afrique du Sud, ont prouvé que le Sud global n’est pas un bloc homogène, mais un champ de rivalités régionales intenses.</p>



<p><strong>Souveraineté stratégique ou nouvelle dépendance ?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="549" height="364" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.32.15.jpeg" alt="" class="wp-image-2697" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.32.15.jpeg 549w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/WhatsApp-Image-2026-05-22-at-15.32.15-300x199.jpeg 300w" sizes="(max-width: 549px) 100vw, 549px" /></figure>



<p>C’est là que réside le dilemme pour l’Afrique : le risque de passer d’une dépendance verticale envers l’Occident à une dépendance horizontale envers la Chine. Pékin, principal architecte de cette nouvelle architecture avec la NDB et la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), dispose d’un droit de veto de fait sur les grandes orientations. L’approche « businesslike » de ces nouvelles banques, vantée pour son absence de leçons de morale démocratique, remplace les conditionnalités politiques par des hypothèques sur les ressources naturelles.</p>



<p>Le cas de la République Démocratique du Congo est emblématique de ce basculement. L’actualité de 2026 montre comment des accords de paix fragiles, adossés à l’exploitation minière par des puissances extérieures, créent une géopolitique de la prédation déguisée en coopération. L’Afrique vend ses minéraux critiques, essentiels à la transition énergétique verte ; dans un système où les règles de l’échange inégal sont reproduites, mais avec de nouveaux maîtres du jeu.</p>



<p><strong>La troisième voie européenne : un pont fragile</strong></p>



<p>Face à ce grand échiquier, l’Union européenne tente une synthèse délicate. Comme l’analyse le chercheur <strong>Víctor Burguete</strong>, l’UE a historiquement soutenu la rhétorique de la réforme financière, mais s’oppose aux mécanismes qui éroderaient ses privilèges. Le « <strong>Compromis de Séville</strong> » de 2025, avec ses clauses de pause de la dette et ses coalitions pour la solidarité fiscale, reste trop timide pour endiguer la fuite des pays africains vers les BRICS. Pire, en exemptant les multinationales américaines de l’impôt minimum mondial ou en adoptant un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières perçu comme protectionniste, l’Europe risque de braquer définitivement les capitales africaines.</p>



<p><strong>Vers une multipolarité fragmentée</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="711" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/FMI-1024x711.jpeg" alt="" class="wp-image-2698" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/FMI-1024x711.jpeg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/FMI-300x208.jpeg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/FMI-768x533.jpeg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/FMI-600x417.jpeg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/05/FMI.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Dans cette reconfiguration, l’Afrique n’est plus un terrain vague géopolitique. Elle utilise la rivalité entre l’ancien ordre de Bretton Woods et l’ordre émergent des BRICS+ comme un levier de négociation inédit. Pourtant, sans une unité continentale que le fiasco de Rio sur le siège au Conseil de sécurité remet en cause, le risque est grand de voir les États africains devenir les variables d’ajustement d’une nouvelle guerre froide financière. La vraie bataille pour la gouvernance globale au XXIe siècle ne se gagnera pas par le nombre de nouvelles banques créées, mais par la capacité du continent à imposer un agenda endogène qui ne soit ni celui de <strong>Washington Consensus 2.0</strong>, ni celui de la <strong>Route de la Soie</strong>.</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/05/22/le-dilemme-de-lome-comment-la-nouvelle-banque-de-developpement-redessine-la-souverainete-financiere-africaine/">LE DILEMME DE LOMÉ : COMMENT LA NOUVELLE BANQUE DE DÉVELOPPEMENT REDESSINE LA SOUVERAINETÉ FINANCIÈRE AFRICAINE</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2026/05/22/le-dilemme-de-lome-comment-la-nouvelle-banque-de-developpement-redessine-la-souverainete-financiere-africaine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2691</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Les 5 Visages Politiques de la Semaine</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2026/04/28/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-10/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2026/04/28/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-10/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-adn]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2026 10:52:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=2550</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette semaine met en lumière plusieurs figures politiques au cœur de dynamiques contrastées :crise sécuritaire au Mali, tensions internes au RHDP, pression judiciaire en Côte d’Ivoire, verrouillagepolitique au Burundi et forte polarisation aux États-Unis. En toile de fond, une même réalité :le pouvoir est à la fois contesté, fragilisé et en constante recomposition. Sadio Camara [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/04/28/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-10/">Les 5 Visages Politiques de la Semaine</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Cette semaine met en lumière plusieurs figures politiques au cœur de dynamiques contrastées :<br>crise sécuritaire au Mali, tensions internes au RHDP, pression judiciaire en Côte d’Ivoire, verrouillage<br>politique au Burundi et forte polarisation aux États-Unis. En toile de fond, une même réalité :<br>le pouvoir est à la fois contesté, fragilisé et en constante recomposition.</strong></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/5-Face_28-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2551"/></figure>



<p class="has-text-align-center has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Sadio Camara</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Sadio-Camara_2-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2552" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Sadio-Camara_2-1024x683.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Sadio-Camara_2-300x200.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Sadio-Camara_2-768x513.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Sadio-Camara_2-600x400.jpg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Sadio-Camara_2.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Sadio Camara, ministre de la Défense du Mali, a été tué lors des attaques terroristes survenues dans la nuit du samedi 25 au dimanche 26 avril. Sa disparition brutale intervient dans un contexte de pression sécuritaire intense au Sahel.</p>



<p><strong>Pourquoi c’est important : </strong>Il était l’un des piliers du dispositif sécuritaire malien et une figure centrale du pouvoir de transition. Sa mort crée un vide stratégique au sommet de l’appareil militaire.</p>



<p><strong>Impact :</strong> À court terme, cela fragilise la chaîne de commandement et peut affecter la coordination des opérations. À moyen terme, cela pourrait rebattre les cartes internes au sein du pouvoir militaire.</p>



<p class="has-text-align-center has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Kobenan Kouassi Adjoumani</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Kobenan-Kouassi-Adjoumani-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2553" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Kobenan-Kouassi-Adjoumani-1024x768.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Kobenan-Kouassi-Adjoumani-300x225.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Kobenan-Kouassi-Adjoumani-768x576.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Kobenan-Kouassi-Adjoumani-600x450.jpg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Kobenan-Kouassi-Adjoumani.jpg 1215w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Adjoumani a ravivé le débat interne au RHDP en affirmant que tous ses membres sont, à des degrés divers, des transfuges politiques, remettant en perspective les tensions liées à l’ancienneté ou à la légitimité au sein du parti.</p>



<p><strong>Pourquoi c’est important : </strong>Cette sortie met en lumière une vérité structurelle du RHDP : sa construction repose sur des alliances et des ralliements successifs.</p>



<p><strong>Impact : </strong>Cela peut à la fois apaiser certains clivages en relativisant les positions, mais aussi raviver des frustrations internes, notamment chez ceux qui revendiquent une antériorité politique.</p>



<p class="has-text-align-center has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Assalé Tiémoko Antoine</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2554" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-1024x683.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-300x200.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-768x512.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-1536x1024.jpg 1536w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-2048x1365.jpg 2048w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Assale_Tiemoko-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Assalé Tiémoko a été convoqué par le Procureur de la République en tant que président de l’ADCI. Entendu pendant près de 14 heures, il a pris connaissance des chefs d’accusation à l’issue de cette audition. Le lendemain, après des malaises cardiaques ayant conduit à son hospitalisation, il a été placé en garde à vue à distance avant que celle-ci ne soit finalement levée quelques heures plus tard.</p>



<p><strong>Pourquoi c’est important : </strong>Cette séquence soulève des interrogations sur la procédure judiciaire, notamment en termes de timing, de conditions d’audition et de gestion de la situation médicale.</p>



<p><strong>Impact :</strong> Elle renforce sa visibilité politique et peut susciter un débat plus large sur les rapports entre justice et acteurs politiques, avec un potentiel effet de mobilisation de l’opinion.</p>



<p class="has-text-align-center has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Évariste Ndayishimiye</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1216" height="684" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/Evariste-Ndayishimiye_1.avif" alt="" class="wp-image-2555"/></figure>



<p>Le président burundais s’inscrit dans une dynamique de reconduction au pouvoir, dans un contexte où l’espace politique est fortement encadré et l’opposition affaiblie.</p>



<p><strong>Pourquoi c’est important : </strong>Cette situation pose la question de la compétitivité démocratique et du pluralisme politique dans un pays où les institutions semblent verrouillées.</p>



<p><strong>Impact :</strong> À court terme, cela garantit une stabilité apparente du régime. À long terme, cela peut générer des frustrations internes et limiter la crédibilité démocratique du pays à l’international.</p>



<p class="has-text-align-center has-very-light-gray-to-cyan-bluish-gray-gradient-background has-background"><strong>Donald Trump</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="670" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/trump_profile_smithsonian--1024x670.jpg" alt="" class="wp-image-2556" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/trump_profile_smithsonian--1024x670.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/trump_profile_smithsonian--300x196.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/trump_profile_smithsonian--768x502.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/trump_profile_smithsonian--600x393.jpg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2026/04/trump_profile_smithsonian-.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">“President Donald J. Trump for Time Magazine in 2019” by Pari Dukovic, inkjet print, June 17, 2019 (printed 2020). National Portrait Gallery, Smithsonian Institution. Copyright 2019 Pari Dukovic.    President Donald J. Trump for Time Magazine in 2019</figcaption></figure>



<p>Donald Trump revient au centre de l’actualité après une tentative d’attentat présumée impliquant un suspect identifié comme Cole Tomas, dans un climat politique déjà extrêmement tendu.</p>



<p><strong>Pourquoi c’est important : </strong>Cet événement illustre le niveau de polarisation atteint aux États-Unis, où la violence s’invite désormais dans le champ politique.</p>



<p><strong>Impact : </strong>Cela renforce les dispositifs de sécurité autour des figures politiques majeures et peut influencer la perception publique, en durcissant encore davantage les clivages électoraux.</p>



<p><a href="https://linktr.ee/adnpoliticslink"><em><strong>Téléchargez l’application ADN Politics sur Play Store et App Store</strong></em>.</a></p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2026/04/28/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-10/">Les 5 Visages Politiques de la Semaine</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2026/04/28/les-5-visages-politiques-de-la-semaine-10/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">2550</post-id>	</item>
		<item>
		<title>CÔTE D’IVOIRE : L’ESPACE COMME LEVIER DE SOUVERAINETÉ ET D’OPPORTUNITÉS ÉCONOMIQUES</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2025/06/23/cote-divoire-lespace-comme-levier-de-souverainete-et-dopportunites-economiques/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2025/06/23/cote-divoire-lespace-comme-levier-de-souverainete-et-dopportunites-economiques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-adn]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 11:36:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=1827</guid>

					<description><![CDATA[<p>La création de l’Agence Spatiale de Côte d’Ivoire (ASCI), annoncée en Conseil des ministres, n’est pas un geste symbolique. Elle s’inscrit dans une reconfiguration profonde de la stratégie de développement ivoirienne, où la science appliquée, la maîtrise des données et la souveraineté technologique deviennent des outils concrets de gouvernance. Derrière l’annonce, c’est une redéfinition silencieuse [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2025/06/23/cote-divoire-lespace-comme-levier-de-souverainete-et-dopportunites-economiques/">CÔTE D’IVOIRE : L’ESPACE COMME LEVIER DE SOUVERAINETÉ ET D’OPPORTUNITÉS ÉCONOMIQUES</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>La création de l’Agence Spatiale de Côte d’Ivoire (ASCI), annoncée en Conseil des ministres, n’est pas un geste symbolique. Elle s’inscrit dans une reconfiguration profonde de la stratégie de développement ivoirienne, où la science appliquée, la maîtrise des données et la souveraineté technologique deviennent des outils concrets de gouvernance.</em></p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/62ea423a4b178-cote-ivoire-abidjan-plateau-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1828" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/62ea423a4b178-cote-ivoire-abidjan-plateau-1024x683.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/62ea423a4b178-cote-ivoire-abidjan-plateau-600x400.jpg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/62ea423a4b178-cote-ivoire-abidjan-plateau-300x200.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/62ea423a4b178-cote-ivoire-abidjan-plateau-768x512.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/62ea423a4b178-cote-ivoire-abidjan-plateau.jpg 1050w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Derrière l’annonce, c’est une redéfinition silencieuse du rôle de l’État qui s’opère : celui d’un catalyseur technologique, non plus simple régulateur ou gestionnaire. En créant l’ASCI, le gouvernement ivoirien affirme un triple choix :</p>



<p><strong>1. Inscrire la Côte d’Ivoire dans la géopolitique des données :</strong></p>



<p>Observation terrestre, météorologie spatiale, satellites de communication — autant d’enjeux liés à la maîtrise stratégique de l’information. Dans un contexte où le climat, la sécurité et la gestion des ressources sont interdépendants, disposer d’infrastructures spatiales devient une exigence de souveraineté.</p>



<p><strong>2. Se positionner dans la diplomatie technologique continentale :</strong></p>



<p>Après le Nigeria et l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire fait son entrée dans le cercle restreint des pays africains à ambition spatiale. Ce choix technique est aussi un acte politique, qui redéfinit la place du pays dans les alliances scientifiques africaines et sud-sud.</p>



<p><strong>3. Structurer la recherche et l’innovation comme filière économique :</strong></p>



<p>L’ASCI ouvre une nouvelle voie pour institutionnaliser la recherche appliquée, en orientant les efforts vers des secteurs à haute valeur ajoutée : climat, agriculture intelligente, cybersécurité, mobilité intelligente.</p>



<p>Si l’État donne l’impulsion, la réussite de cette politique spatiale reposera sur la capacité du secteur privé à s’en emparer. Plusieurs filières sont directement concernées :</p>



<p>• Géomatique, cartographie, imagerie satellite : des startups peuvent désormais créer des solutions dédiées à l’aménagement du territoire, la gestion foncière ou la détection des risques.</p>



<p>• Cybersécurité, cryptographie, data science : chaque infrastructure spatiale est un espace à sécuriser. Les entreprises tech, cabinets de conseil, développeurs peuvent concevoir des solutions de protection et d’analyse des données sensibles.</p>



<p>• Formation, ingénierie, services spécialisés : l’ASCI devra s’appuyer sur un réseau de compétences locales. Les centres de formation, universités, écoles d’ingénieurs ont un rôle clé à jouer pour faire émerger une nouvelle génération de compétences spatiales ivoiriennes.</p>



<p>Ce nouveau cadre offre aux entrepreneurs l’opportunité d’anticiper les besoins de l’Agence, d’imaginer des solutions sur mesure, et de s’intégrer dans un écosystème naissant, à la croisée de l’innovation, de la souveraineté numérique et de la stratégie d’État.</p>



<p>L’Agence spatiale ivoirienne n’a pas vocation à lancer des fusées demain. Mais elle peut devenir un véritable levier d’industrialisation scientifique, si elle s’appuie sur une stratégie claire :</p>



<p>• Créer un cadre réglementaire agile pour favoriser l’innovation locale,</p>



<p>• Mobiliser les universités et centres de recherche comme pôles d’incubation,</p>



<p>•  Faire émerger des champions technologiques nationaux capables de répondre aux besoins civils et sécuritaires,</p>



<p>•  Éviter une politique de vitrine, en privilégiant les applications concrètes (gestion des forêts, agriculture, transport, climat…).</p>



<p>La création de l’ASCI est plus qu’un signal politique : c’est un pari sur l’intelligence, l’autonomie et la technologie comme socles du développement. Elle engage l’État, mais surtout, elle appelle les entrepreneurs ivoiriens à sortir de la seule logique de sous-traitance, pour devenir co-architectes d’une souveraineté technique africaine.</p>



<p>L’espace devient ici un territoire économique et politique, à conquérir non pas par la force, mais par la donnée, la science et l’intelligence collective.</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2025/06/23/cote-divoire-lespace-comme-levier-de-souverainete-et-dopportunites-economiques/">CÔTE D’IVOIRE : L’ESPACE COMME LEVIER DE SOUVERAINETÉ ET D’OPPORTUNITÉS ÉCONOMIQUES</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2025/06/23/cote-divoire-lespace-comme-levier-de-souverainete-et-dopportunites-economiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1827</post-id>	</item>
		<item>
		<title>GUINÉE – CÔTE D’IVOIRE : POURQUOI OUATTARA A FAIT LE CHOIX DU PRAGMATISME AVEC CONAKRY</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2025/06/19/guinee-cote-divoire-pourquoi-ouattara-a-fait-le-choix-du-pragmatisme-avec-conakry/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2025/06/19/guinee-cote-divoire-pourquoi-ouattara-a-fait-le-choix-du-pragmatisme-avec-conakry/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-adn]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 11:23:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<category><![CDATA[Politique de développement]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=1824</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une rencontre aux allures diplomatiques, mais aux fondations économiques et géostratégiques solides. Dans un contexte où les transitions militaires se multiplient en Afrique de l’Ouest, le choix du Président Alassane Ouattara de recevoir officiellement le chef de l’État guinéen Mamadi Doumbouya ne relève ni du symbole gratuit, ni d’un alignement politique. Il s’agit d’un acte [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2025/06/19/guinee-cote-divoire-pourquoi-ouattara-a-fait-le-choix-du-pragmatisme-avec-conakry/">GUINÉE – CÔTE D’IVOIRE : POURQUOI OUATTARA A FAIT LE CHOIX DU PRAGMATISME AVEC CONAKRY</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p><em>Une rencontre aux allures diplomatiques, mais aux fondations économiques et géostratégiques solides. Dans un contexte où les transitions militaires se multiplient en Afrique de l’Ouest, le choix du Président Alassane Ouattara de recevoir officiellement le chef de l’État guinéen Mamadi Doumbouya ne relève ni du symbole gratuit, ni d’un alignement politique. Il s’agit d’un acte stratégique, porté par une lecture lucide des rapports de force régionaux, des intérêts économiques croisés, et de la nécessité de préserver un certain équilibre sous-régional dans un environnement devenu instable.</em></p>
</blockquote>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-1825" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n-1024x683.jpg 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n-600x400.jpg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n-300x200.jpg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n-768x512.jpg 768w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n-1536x1025.jpg 1536w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2025/06/508655227_1161523836019299_7105343900747226634_n.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Abidjan est aujourd’hui l’un des centres nerveux de l’Afrique de l’Ouest. Plateforme économique, diplomatique, logistique et financière, la Côte d’Ivoire a tout intérêt à maintenir une zone d’influence sécurisée et économiquement connectée autour de ses frontières. Dans cette optique, la Guinée, pays frontalier et riche en ressources, représente un partenaire géoéconomique stratégique : </p>



<p>•  Couloir d’interconnexion énergétique et logistique (transports, corridors ferroviaires et miniers, interconnexions électriques)</p>



<p>•  Bassin d’approvisionnement et d’échange dans les régions de l’ouest ivoirien (San Pedro – Nzérékoré – Lola)</p>



<p>•  Marché dynamique en reconstruction, ouvert aux investissements ivoiriens et ouest-africains</p>



<p>Recevoir le Président guinéen, c’est sécuriser l’environnement immédiat, maintenir les flux, stabiliser un voisin et éviter une fracture supplémentaire dans une sous-région déjà fragilisée par le départ du Burkina Faso, du Mali et du Niger des organes de la CEDEAO.</p>



<p>Contrairement aux images de désaccord ou d’isolement, les relations économiques entre la Guinée et la Côte d’Ivoire n’ont jamais cessé. De nombreux acteurs économiques ivoiriens sont déjà implantés en Guinée, notamment dans les secteurs :</p>



<p>•  des télécoms,</p>



<p>•   du BTP,</p>



<p>•   de l’énergie,</p>



<p>•   de l’agriculture et de la transformation agroalimentaire.</p>



<p>La Guinée reste également un pays de transit stratégique pour plusieurs corridors commerciaux liés à l’exportation des ressources minières vers les ports ivoiriens.</p>



<p>La visite de Mamadi Doumbouya à Abidjan répond donc à une réalité souvent silencieuse : celle d’une coopération économique en cours de consolidation, que les deux États veulent formaliser, sécuriser et accélérer.</p>



<p>Une approche différenciée des transitions selon les leviers de convergence</p>



<p>Alassane Ouattara n’a pas adopté la même posture vis-à-vis des autres régimes de transition (Burkina Faso, Mali, Niger). Mais cette différence de traitement s’explique moins par une opposition de principe que par une analyse stratégique des postures et du potentiel de coopération.</p>



<p>Contrairement à d’autres transitions qui ont opté pour un repli radical et une rhétorique de rupture, Conakry a choisi le canal du dialogue bilatéral et de la stabilisation intérieure par l’économie.</p>



<p>Le président ivoirien, dont la diplomatie reste ancrée dans une vision technocratique du développement, privilégie les acteurs qui parlent le langage de la structuration, du projet et de l’interconnexion économique, même dans un contexte de transition. Ce choix n’est pas idéologique. Il est pragmatique.</p>



<p>Enfin, cette rencontre s’inscrit dans une recomposition silencieuse des équilibres régionaux. En recevant la Guinée, la Côte d’Ivoire joue un rôle de modérateur actif, sans prendre position sur le fond des régimes politiques, mais en maintenant une cohérence d’ensemble autour de la CEDEAO.</p>



<p>Alassane Ouattara le sait : la fragmentation de l’espace CEDEAO affaiblit l’ensemble de la région. Mais la marginalisation systématique de tous les régimes de transition est une impasse.</p>



<p>Recevoir Doumbouya, c’est garder un pied dans la diplomatie régionale tout en préparant une voie de retour graduelle pour les États en rupture partielle avec les institutions.</p>



<p>Au final, cette visite n’a pas pour but de valider un régime, ni de prendre position contre d’autres. Elle illustre une nouvelle grammaire diplomatique ouest-africaine, faite de lucidité, d’intérêts mutuels et d’anticipation des fragilités structurelles.</p>



<p>La Côte d’Ivoire agit ici en acteur rationnel, conscient que la stabilité de sa croissance dépend d’un environnement régional connecté, sécurisé et coopératif.</p>



<p>La Guinée, quant à elle, y trouve une ouverture stratégique.</p>



<p>Ce n’est pas une alliance politique.</p>



<p>C’est une reconnaissance pragmatique de réalités géopolitiques nouvelles.</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2025/06/19/guinee-cote-divoire-pourquoi-ouattara-a-fait-le-choix-du-pragmatisme-avec-conakry/">GUINÉE – CÔTE D’IVOIRE : POURQUOI OUATTARA A FAIT LE CHOIX DU PRAGMATISME AVEC CONAKRY</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2025/06/19/guinee-cote-divoire-pourquoi-ouattara-a-fait-le-choix-du-pragmatisme-avec-conakry/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1824</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Secteur minier ivoirien : un Fonds d’Investissement pour une croissance durable et inclusive.</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2024/12/13/secteur-minier-ivoirien-un-fonds-dinvestissement-pour-une-croissance-durable-et-inclusive/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2024/12/13/secteur-minier-ivoirien-un-fonds-dinvestissement-pour-une-croissance-durable-et-inclusive/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-adn]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Dec 2024 00:09:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=1273</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le lancement de ce fonds a eu lieu lors du 1er Salon International des Ressources Extractives et Énergétiques (SIREXE), un événement majeur réunissant les acteurs économiques, financiers et institutionnels du secteur. Dirigé par le ministère des Mines, du Pétrole et de l&#8217;Énergie, le Fonds d’Investissement Minier a pour objectifs de renforcer l’accès au financement des [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2024/12/13/secteur-minier-ivoirien-un-fonds-dinvestissement-pour-une-croissance-durable-et-inclusive/">Secteur minier ivoirien : un Fonds d’Investissement pour une croissance durable et inclusive.</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<details class="wp-block-details is-layout-flow wp-block-details-is-layout-flow"><summary>Le 28 novembre 2024, la Côte d&rsquo;Ivoire a lancé officiellement le Fonds d&rsquo;Investissement Minier, une initiative ambitieuse visant à transformer le secteur minier du pays et à en faire un moteur de croissance durable et inclusive.</summary>
<div class="wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow"></div>
</div>
</details>



<div class="wp-block-group alignfull has-background" style="background-color:#f2f0e9"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow">
<div style="height:7px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-columns alignwide are-vertically-aligned-center is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:50%">
<hr class="wp-block-separator has-text-color has-css-opacity has-background is-style-wide" style="background-color:#000000;color:#000000"/>
</div>
</div>



<div class="wp-block-columns alignwide is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex">
<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="800" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/103751-sangafowa-fonds-minier.webp" alt="" class="wp-image-1355" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/103751-sangafowa-fonds-minier.webp 1200w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/103751-sangafowa-fonds-minier-600x400.webp 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/103751-sangafowa-fonds-minier-300x200.webp 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/103751-sangafowa-fonds-minier-1024x683.webp 1024w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/103751-sangafowa-fonds-minier-768x512.webp 768w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /></figure>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-text-color has-extra-small-font-size" style="color:#000000"> Le lancement de ce fonds a eu lieu lors du 1er Salon International des Ressources Extractives et Énergétiques (SIREXE), un événement majeur réunissant les acteurs économiques, financiers et institutionnels du secteur. </p>



<p class="has-text-color has-extra-small-font-size" style="color:#000000">Dirigé par le ministère des Mines, du Pétrole et de l&rsquo;Énergie, le Fonds d’Investissement Minier a pour objectifs de renforcer l’accès au financement des entreprises locales, de promouvoir l’épargne des salariés du secteur, ainsi que de soutenir l’innovation, la recherche et la formation. En encourageant la participation active des travailleurs et des acteurs nationaux dans le développement de l’industrie </p>
</div>



<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow">
<p class="has-text-color has-extra-small-font-size" style="color:#000000">minière, ce fonds garantit une inclusion accrue des Ivoiriens dans un domaine jusqu’ici largement dominé par les investisseurs étrangers. Au-delà d’améliorer la compétitivité des entreprises nationales, cette initiative contribue à la croissance économique du pays et à son positionnement en tant que leader régional du secteur minier. Elle répond aux défis mondiaux tout en soutenant la création d’emplois et en réduisant les inégalités sociales.</p>



<p class="has-text-color has-extra-small-font-size" style="color:#000000">Ce projet marque une étape décisive dans la gouvernance du secteur minier ivoirien et ouvre de nouvelles perspectives prometteuses pour l’avenir économique de la Côte d’Ivoire.</p>
</div>
</div>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
</div></div>



<p></p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2024/12/13/secteur-minier-ivoirien-un-fonds-dinvestissement-pour-une-croissance-durable-et-inclusive/">Secteur minier ivoirien : un Fonds d’Investissement pour une croissance durable et inclusive.</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2024/12/13/secteur-minier-ivoirien-un-fonds-dinvestissement-pour-une-croissance-durable-et-inclusive/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1273</post-id>	</item>
		<item>
		<title>SIREXE Inaugural : Les Spécialistes Débattent de l’Avenir des Secteurs Extractifs et Énergétiques Africains.</title>
		<link>https://adnpolitics.com/2024/11/27/sirexe-inaugural-les-specialistes-debattent-de-lavenir-des-secteurs-extractifs-et-energetiques-africains/</link>
					<comments>https://adnpolitics.com/2024/11/27/sirexe-inaugural-les-specialistes-debattent-de-lavenir-des-secteurs-extractifs-et-energetiques-africains/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin-adn]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 20:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Echos économiques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://adnpolitics.com/?p=1242</guid>

					<description><![CDATA[<p>La première édition du SIREXE 2024 a débuté le 27 novembre sous la présidence du président Alassane Ouattara, rassemblant experts et décideurs autour des enjeux stratégiques des industries extractives et énergétiques en Afrique. La conférence inaugurale a abordé des thématiques essentielles, telles que la transition énergétique en Afrique, les enjeux géopolitiques liés aux minéraux critiques, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2024/11/27/sirexe-inaugural-les-specialistes-debattent-de-lavenir-des-secteurs-extractifs-et-energetiques-africains/">SIREXE Inaugural : Les Spécialistes Débattent de l’Avenir des Secteurs Extractifs et Énergétiques Africains.</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="908" height="606" src="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/image-5.jpeg" alt="" class="wp-image-1244" srcset="https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/image-5.jpeg 908w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/image-5-600x400.jpeg 600w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/image-5-300x200.jpeg 300w, https://adnpolitics.com/wp-content/uploads/2024/12/image-5-768x513.jpeg 768w" sizes="(max-width: 908px) 100vw, 908px" /></figure>



<p>La première édition du<strong> SIREXE</strong> 2024 a débuté <strong>le 27 novembre</strong> sous la présidence du président Alassane Ouattara, rassemblant experts et décideurs autour des enjeux stratégiques des industries extractives et énergétiques en Afrique. La conférence inaugurale a abordé des thématiques essentielles, telles que la transition énergétique en Afrique, les enjeux géopolitiques liés aux minéraux critiques, et la gouvernance dans les industries extractives. Parmi les intervenants notables, Alex Benkenstein (SAIIA) a parlé de la conciliation entre transition énergétique et développement socio-économique, tandis que William Davis (Firoz Institute LES) et Christian-Geraud Neema Byamungu (CEIP) ont co-animé une session sur les minéraux critiques, et Daniel Kauffmann (NRGI) a abordé la durabilité dans le secteur extractif. Ces échanges ont affirmé le rôle central du SIREXE comme plateforme pour des solutions concrètes aux défis du secteur énergétique et minier en Afrique. Parallèlement, un accord a été signé entre le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie et ENI, société pétrolière italienne, pour l&rsquo;acquisition de quatre blocs d&rsquo;exploration offshore ivoirien (CI-504, CI-526, CI-706, CI-708), couvrant 5 720 km² et avec des profondeurs allant de 1 000 à 3 500 mètres. Cet accord permet à ENI d&rsquo;explorer ces blocs pour une période de neuf ans. Active en Côte d&rsquo;Ivoire depuis 2015, ENI produit actuellement 22 000 barils de pétrole par jour et prépare la phase 2 du champ Baleine, prévue pour décembre 2024, augmentant ainsi la production à 60 000 barils par jour. La phase 3, en étude, pourrait porter cette production à 150 000 barils par jour et 200 millions de pieds cubes de gaz associé. Avec ces nouvelles acquisitions, ENI confirme son rôle crucial dans le développement énergétique de la Côte d&rsquo;Ivoire et son engagement à explorer les ressources sous-marines du pays de manière durable. Le SIREXE se poursuit toute la semaine, mettant en avant des innovations, des collaborations et des opportunités dans les secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie en Afrique.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://adnpolitics.com/2024/11/27/sirexe-inaugural-les-specialistes-debattent-de-lavenir-des-secteurs-extractifs-et-energetiques-africains/">SIREXE Inaugural : Les Spécialistes Débattent de l’Avenir des Secteurs Extractifs et Énergétiques Africains.</a> appeared first on <a href="https://adnpolitics.com">adn politics</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://adnpolitics.com/2024/11/27/sirexe-inaugural-les-specialistes-debattent-de-lavenir-des-secteurs-extractifs-et-energetiques-africains/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1242</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
