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Cette semaine, cinq dossiers ont mis en évidence les défis auxquels les dirigeants sont confrontés. Au Brésil, Lula est réélu pour un quatrième mandat, face à un adversaire qui refuse de reconnaître le résultat. En Serbie, Aleksandar Vučić joue son maintien au pouvoir lors de législatives anticipées. En Tanzanie, l’opposant Tundu Lissu menace d’entamer une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Aux États-Unis, Donald Trump mène une tournée de campagne avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, avec des sondages défavorables. En Côte d’Ivoire, le PDCI de Tidjane Thiam dénonce la convocation de six de ses cadres et réclame un dialogue national inclusif.

Une semaine marquée par cinq enjeux : légitimité électorale, renouvellement du pouvoir, droits de l’opposition, sanction de mi-mandat et dialogue politique.

1. Luiz Inácio Lula da Silva


Le 25 octobre, Lula a été réélu pour un quatrième mandat, à près de 81 ans, avec 51,79 % des voix face au sénateur d’extrême droite Flávio Bolsonaro. C’est la première fois depuis le retour à la démocratie qu’un candidat battu au premier tour remporte le second. Flávio Bolsonaro refuse de reconnaître le résultat et annonce qu’il va demander l’annulation des élections. Dans son discours de victoire, Lula a affirmé que le Brésil refusait d’être la « cour arrière » de qui que ce soit.

Pourquoi c’est important ?


Le Brésil reste l’un des derniers bastions progressistes d’Amérique latine. La manière dont le résultat sera accepté ou contesté pèsera sur la stabilité du plus grand pays de la région.

2. Aleksandar Vučić,


Le 25 octobre, la Serbie a voté pour des législatives anticipées. Vučić a démissionné de la présidence pour mener le Parti progressiste serbe et briguer le poste de Premier ministre. Selon Le Monde, il apparaissait en position délicate, et la société civile craint qu’il ne recoure à la force en cas de défaite. Je n’ai pas trouvé de résultats officiels pour ce scrutin au moment de la recherche.

Pourquoi c’est important ?


Le scrutin avait été réclamé de longue date par un mouvement de protestation étudiant. Il met à l’épreuve quatorze ans de pouvoir, et l’acceptation du résultat comptera autant que le résultat lui-même.

3. Tundu Lissu, opposant tanzanien


Incarcéré depuis un an et demi pour avoir exigé une réforme du système électoral, l’opposant de 58 ans menace d’entamer une grève de la faim pour protester contre ses conditions de détention. Il risque la peine de mort.

Pourquoi c’est important ?


Son cas concentre la question de la réforme électorale en Tanzanie et de la place de l’opposition. La suite dépend de la réaction des autorités à la menace de grève de la faim.

4. Donald Trump,


Les États-Unis votent le 3 novembre. Les 435 sièges de la Chambre et 35 des 100 sièges du Sénat sont en jeu, et les sondages sont particulièrement défavorables aux républicains. Trump a annoncé une tournée de campagne de 32 jours pour se placer au centre de l’effort républicain. Les sondages prédisent la perte d’une des deux chambres du Congrès, voire des deux.

Pourquoi c’est important ?


Une perte de majorité limiterait sa capacité à mettre en œuvre son programme pendant les deux dernières années de son mandat.

5. Tidjane Thiam


Six hauts responsables du PDCI ont été convoqués par le doyen des juges d’instruction d’Abidjan, avec des auditions échelonnées du 15 au 23 octobre. Le parti dénonce une pression sur l’opposition, établit un lien avec la convocation de cinq responsables du PPA-CI, et réclame un dialogue national inclusif. Les sources consultées ne donnent pas encore le bilan de ces auditions.

Pourquoi c’est important ?


Les deux principaux partis d’opposition sont devant la justice au moment où se discute la réforme de l’organe électoral. Il faudra recueillir la position du gouvernement et celle de la justice pour un traitement équilibré.

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