
Cette semaine, cinq dossiers ont mis en évidence les défis auxquels les dirigeants sont confrontés. En France, Emmanuel Macron fait face à une mobilisation sociale d’ampleur, au cœur du débat à l’approche de la présidentielle de 2027. En Côte d’Ivoire, Robert Beugré Mambé est sollicité par l’opposition pour ouvrir un dialogue national sur la réforme de l’organe électoral. En Russie, Vladimir Poutine annonce une « zone de sécurité » en territoire ukrainien, tandis que la Roumanie abat deux drones au-dessus de la mer Noire. En Belgique, Bart De Wever cherche un accord budgétaire pour une coalition divisée, dans un climat de manifestations étudiantes. À l’ONU, Mike Waltz précise les attentes de Washington dans la course à la succession d’Antonio Guterres, alors que le Conseil de sécurité reste partagé.
Une semaine marquée par cinq enjeux : contestation sociale, réforme institutionnelle, sécurité européenne, discipline budgétaire et gouvernance multilatérale.
1. Emmanuel Macron

Le 17 octobre, la mobilisation sociale a réuni 800 000 personnes selon les organisateurs et 550 000 selon le ministre de l’Intérieur. Macron a promis que les auteurs de dégradations seraient poursuivis et punis, tandis que Jean-Luc Mélenchon salue une mobilisation calme et que Jordan Bardella dénonce « les professionnels du chaos ».
Pourquoi c’est important ?
Les colères sociales s’ajoutent à une forte polarisation politique, à moins de deux ans de la présidentielle de 2027.
2.Robert Beugré Mambé

Le 13 octobre, l’opposition, dont Simone Gbagbo et Pascal Affi N’Guessan, a lu une déclaration commune réclamant un dialogue national sur la réforme de l’organe électoral. Le lendemain, le gouvernement a présenté sa feuille de route, qui rappelle la ligne du Premier ministre : « recréer la confiance » pour garantir la crédibilité des prochains scrutins.
Pourquoi c’est important ?
La méthode retenue pour créer le futur organe électoral conditionne la confiance dans les prochaines élections.
3. Vladimir Poutine

Le 16 octobre, il a déclaré, selon Reuters, que la Russie établissait une « zone de sécurité » en territoire ukrainien, le long de la frontière. Le 17 octobre, la Roumanie a abattu deux drones dans son espace aérien au-dessus de la mer Noire.
Pourquoi c’est important ?
La guerre se rapproche du flanc est de l’OTAN, ce qui augmente le risque d’un incident involontaire.
4. Bart De Wever

Le 17 octobre, il a abandonné son dispositif d’urgence de 4 milliards d’euros pour revenir à un effort d’environ 10 milliards d’ici 2029, sans accord de la coalition. Des manifestations étudiantes ont par ailleurs dégénéré à Bruxelles et à Liège.
Pourquoi c’est important ?
La capacité du gouvernement à tenir sa trajectoire budgétaire sans fracturer sa coalition ni la cohésion sociale est mise à l’épreuve.
5.Mike Waltz

Après le sixième vote indicatif du 16 octobre, Rebeca Grynspan reste en tête avec neuf avis favorables et cinq défavorables, dont deux de membres permanents. Waltz a dit vouloir un secrétaire général qui recentre l’ONU sur la paix et la sécurité internationales. t
Pourquoi c’est important ?
Un seul veto d’un membre permanent peut bloquer une candidature, et le mandat de Guterres s’achève le 31 décembre.